Jeanne Cherhal,  chanteuse française,  est née en 1978 à Nantes d'un père plombier et d'une mère au foyer. Elle a grandi avec ses deux sœurs Émilie et Liz Cherhal (également chanteuse), à Erbray (Loire-Atlantique). Elle a fait ses études au lycée Saint-Joseph à Châteaubriant puis a obtenu une licence de philosophie à l'université de Nantes.
En 2001, elle sort un CD six titres auto-produit Chez Madame Suzie Productions, suivi d'un album live sorti le 16 avril 2002 sous le label indépendant tôt Ou tard, intitulé Jeanne Cherhal. Elle fait une longue tournée en piano-voix avant et après la sortie de ce disque.
Elle débute vraiment en chantant durant un mois en double affiche avec Vincent Delerm à l'Européen en 2002. Elle effectue par ailleurs une série de concerts en compagnie de Matthieu Bouchet, qui donnera lieu à l'édition d'un livre-disque live appelé En même temps.

Le p'tit voisin



Son deuxième album Douze fois par an sorti le 1er mars 2004, produit par Vincent Ségal, devient disque d'or et s'écoule à près de 250 000 exemplaires. Elle obtient alors des récompenses, dont une Victoire de la Musique (qu'elle dédie à Jacques Higelin), mais surtout la reconnaissance d'un large public. Elle tourne pendant deux ans. Puis, elle crée le groupe Red Legs qui effectue des reprises de la chanson classique ou de la pop. Aucun enregistrement  n’est produit.
Fin 2005, durant trois mois, elle joue dans la pièce de théâtre Les Monologues du vagin.

La station



Le 23 octobre 2006, paraît son troisième album, L'Eau, réalisé par Albin de la Simone. Également disque d'or, il se vendra à 80 000 exemplaires environ. C'est un disque plus abouti musicalement, et les thèmes qu'elle y aborde sont à la fois plus personnels et plus engagés (cf. Le Tissu) ; le single extrait de cet album est Voilà. Cet album lui permettra encore une fois de faire une longue tournée en France et à l'étranger puisqu'elle se produit en Belgique, en Suisse, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Irlande, au Liban, au Canada, au Congo, au Gabon, en Angola et en République  entrafricaine (Line-up : Éric Löhrer, guitares, Emiliano Turi, batterie, Annick Agoutborde, basse).
En février 2008, elle met en ligne sur sa page MySpace un titre inédit, inspiré d'un « fameux » SMS : Si tu reviens, j'annule tout, créant un buzz médiatique.
Charade sort le 8 mars 2010. L'album est perçu comme plus rock, plus expérimental et largement salué par la critique, même s'il ne rencontre pas un aussi large public que les albums précédents (il s'en écoule environ 30 000). Jeanne Cherhal y joue elle-même de tous les instruments : claviers mais aussi guitare, basse, batterie, synthétiseurs... L'album a un fil directeur, quatre charades et aborde le sujet des hommes parfois durement.

Le tissu



Elle part alors en tournée avec La Secte Humaine, groupe nantais composé de Stéphane Louvain à la guitare, Gaëtan Chataigner à la basse, Éric Pifeteau à la batterie et Philippe Eveno à la guitare.
Les Françoises, groupe éphémère formé pour le Printemps de Bourges 2010, est composé de Jeanne Cherhal, Camille, Emily Loizeau, Olivia Ruiz, Rosemary de Moriarty et La Grande Sophie. Les Françoises donnent un concert unique au Palais d'Auron, présenté comme la création événementielle de cette 34e édition du festival.
Depuis l'été 2010, elle s'est engagée auprès des travailleurs étrangers en situation irrégulière et a été l'une des artistes phares du concert Rock Sans Papiers à Bercy (18 septembre 2010), allant notamment chanter devant le Ministère de l'immigration e
n compagnie de Jane Birkin et Agnès Jaoui. Elle est également connue pour son action au sein de l'association Courrier de Bovet.
Au printemps 2011, elle joue durant trois semaines au théâtre des Bouffes du Nord dans The Second Woman, un opéra contemporain de Frédéric Verrières inspiré du film Opening Night de John Cassavetes.
E
n septembre 2011, sous le pseudonyme d'Amiral Cherhal, elle met en ligne une chanson-réponse au rappeur Colonel Reyel, intitulée Colonel j'ai 16 ans, qui fustige avec humour les paroles du morceau Aurélie. Dans son texte, la chanteuse se met à la place d'une adolescente de 16 ans devenue maman qui s'adresserait à son idole.
Le 21 mars 2012, elle rejoue l'espace d'un soir, le premier album de Véronique Sanson, baptisé Amoureuse, sorti 40 ans (et un jour) plus tôt. Elle est accompagnée par Sébastien Hoog, Laurent Saligault et Éric Pifeteau. Elle rejoue ce concert, aux Francofolies de la Rochelle le 13 juillet 20126.
En août 2012, elle soutient publiquement le groupe d'activistes russes Pussy Riot, condamné à deux ans de camp pour avoir chanté une prière anti Poutine dans une cathédrale de Moscou. Elle écrit une chanson, Tant qu'il y aura des pussy, mise en ligne sur youtube. François Zimeray, l'Ambassadeur de France chargé des droits de l'Homme, a remis ce disque aux avocats des Pussy Riots le 4 septembre à Moscou.
Un nouvel album est attendu pour 2013.

Tant qu'il y aura des Pussy



Pour le plaisir, petit parcours d'une chanson "les nuits d'une demoiselle", au travers de deux femmes, Colette Renard et Jeanne Cherhal : 
Au début, Colette Renard la chante, en 1964, officiellement comme ça :


..... mais officieusement, le texte change un peu :

50 ans plus tard, Jeanne Cherhal modernise le texte :





Loïc Lantoine vue par Jeanne Cherhal
 
Jeanne CHERHAL faisait un journal de route de ses concerts actuels via le site de Télérama (le lien n’existe plus).
Lors de son concert à  Cournon en Mai , elle était accompagnée de Loïc Lantoine et François Pierron et vous verrez qu'elle oublie même de parler de son concert à elle tellement elle est fan de ces deux là ...
 

l'article :
 
Cournon, 18 mai 2004
 
Loïc Lantoine
Certaines salles de concert sont bénies ! Bon j'exagère un peu, mais ces derniers temps j'ai souvent l'occasion de chanter en compagnie du valeureux Loïc Lantoine, et qui connaît Loïc Lantoine sait à  quel point ce mec est capable de tout. Et ce, sans limite. Et en plus de toute son âme.   Et de surcroît, sans se poser de question ! J'ai eu la chance de "l'avoir" à  mes côtés pendant une semaine à  l'Européen où il assurait brillamment une première partie mémorable, il a récidivé durant trois soirs dans mon fief nantais au mois de mars, puis on s'est recroisés à  Bourges, à  St Etienne, où chaque fois il a fait se dresser les poils des plus bourrus des spectateurs! Récemment, nous partagions l'affiche de la Baie des Singes à  Cournon, sympathique commun
e de la vallée de Vulcania. La Baie des Singes est une grange transformée en salle de spectacle grâce à  l'acharnement d'une association passionnée et d'un type qui a mis tout ce qu'il pouvait dans ce projet, Chraz. Et c'est super.
 
Le soleil luisait sur Vulcania, et dans l'ambiance bon enfant d'un début d'été sur un village vacances, nous écoutions pieds nus et en marcel des chansons de Shuggie Otis sur le nouveau Mac d'Eric. Je suis obligée de m'attarder un instant sur le Mac d'Eric parce qu'il est trop trop beau et nous rend trop trop fiers. Il est minuscule et grâce à  lui, Eric peut créer des films d'animation en voiture. A signaler: le très réussi "Voiture qui descend puis remonte la pente", qu'il a réalisé le jour où nous faisions St Etienne-Amiens en voiture. Comme l'indique son titre, il représente notre voiture qui descend puis remonte la pente. Eric a même dessiné le pot d'échappement. Je raffole de ces petits dessins animés. Eric, si tu lis ça, sache que je raffole de tes petits dessins animés.
 

Voilà. L'heure du concert arriva et tira d'une torpeur rigolarde les membres des deux équipes, nous quatre et eux quatre: Loïc, Pitch (le contrebassiste fil de fer), Boris (la maman) et barouk (l'artiste de l'ombre). Loïc et Pitch ouvraient le bal, et moi, planquée dans les coulisses, je regardais leur concert. De temps à  autre je remontais à  la loge pour mettre du fond de teint, je redescendais lorsque Loïc "non-chantait" son texte formidable sur le service militaire, je remontais me faire les yeux, je redescendais pour ses souvenirs d'enfance, etc. D'ailleurs, à  cause de ces stupides allers-retours, j'ai loupé le moment où je devais aller faire une partie de piano sur un de leurs morceaux, "L'Averse". De la loge, le sèche-cheveux à  la main, j'ai entendu que la chanson démarrait. J'ai hésité entre débouler comme une furie en plein milieu de "L'Averse" et m'abstenir de troubler une chanson qui avait bien commencé... La mort dans l'âme, et parce que je respecte Loïc, j'ai préféré terminer de sécher ces enfoirés de cheveux.  

Quand je dis que Loïc "non-chante", c'est réducteur, même si c'est lui qui dit ça. En fait, Loïc écrit des textes, Pitch (François Pierron pour l'état civil) compose des accompagnements magnifiques à  la contrebasse, alors là -dessus Loïc "non-chante", il dit ses textes sans réelle mélodie avec un sens du rythme déconcertant, une voix aussi puissante qu'émouvante, le tout sur un corps noueux et malhabile qui en dit long sur la sensibilité du bonhomme. Pitch paraît tout maigre près de sa grand-mère, et c'est un musicien extraordinaire. Il fait un peu penser à  un lutin génial qui entrerait en transe sociale... Dans ses chansons, Loïc parle de ceux qu'il aime, des gens de pouvoir qui "%$?#! les mouches", de la beauté, de l'amour d'une morte, du Nord (c'est un ch'ti) avec un talent dingue. Et l'alchimie avec Pitch est totale. Dire que je suis une de leurs fans est sans doute superflu... Mais je m'en fous. Alors je le dis: Loïc Lantoine, je suis fan.


Chronique-concert de Foutraque.com

Jeanne Cherhal + Loïc Lantoine
La Baie des Singes (Cournon)
mardi 18 mai 2004


Au Printemps de Bourges 2004, Jeanne Cherhal, pourtant une découverte du cru, a bénéficié en tout et pour tout de 28 minutes pour présenter son deuxième album avant l’arrivée de Lhasa sur scène. Juste avant, le drolatique David Lafore Cinq Têtes avait eu à peine plus de temps pour dévoiler les chansons pince sans rire gorgées d’humour absurde qui seront présentes sur son premier album prévu à l’automne… Parfois, on se demande vraiment si les programmateurs n’ajoutent pas des noms sur une affiche pour se dédouaner… tout en ne prévoyant pas le temps nécessaire à l’épanouissement des nouveaux talents, « contre productivité » à court terme oblige. On devrait juger un artiste en tête d’affiche, un public, une salle ou un festival à la place laissée à la première partie pour s’exprimer et à l’accueil qui lui est réservé… Aussi bizarre que cela puisse paraître à certains, les « vedettes » d’aujourd’hui ont elles aussi débuté en essuyant les plâtres pour des artistes plus connus qu’eux à l’époque.
 
Levons le suspense tout de suite, la Baie des Singes, le festival « On connaît la chanson » et Jeanne Cherhal ont permis à Loïc Lantoine de présenter les perles de son album Badaboum une heure durant. Et le public, surpris au début, lui a réservé un accueil chaleureux et enthousiaste, allant même jusqu’à le rappeler à la fin ! Cerise sur le gâteau, l’excellent concert de Jeanne Cherhal se terminera même par un duo avec Loïc Lantoine sur Je voudrais dormir initialement interprétée avec Jacques Higelin sur Douze fois par an. Ce genre de soirée très réussie réconcilierait presque avec le nauséabond business de la musique ! En plus d’assister à un réjouissant spectacle de Jeanne Cherhal avec son précieux guitariste/bassiste Eric Löhrer, le très nombreux public a pu découvrir la chanson pas chantée de Loïc Lantoine et son univers poétique, drôle, désespéré et surprenant… Accompagné par le parfois terrifiant François Pierron, contrebassiste de son état, accessoirement hurleur, pitre et strip teaseur, la nouvelle signature des Têtes Raides sur leur label Mon slip (sic) a véritablement brûlé les planches grâce à ses morceaux tombés de nulle part… Quand ce monsieur - tour à tour lunaire ou performer déchaîné - crache ses mots avec l’aide de son ami martyrisant sa contrebasse à grands coups de cintre, on se dit : « j’ai bien fait d’arriver à l’heure ! »
 
Peu de temps après, la prestation de Jeanne Cherhal a bénéficié d’un remarquable écho dans le public, semble-t-il déjà conquis par les passages en radio de l’espiègle jeune femme. Avec son humour décalé assez jubilatoire, l’auteure/compositeur raconte ses histoires ancrées dans le réel, avec une verve et un aplomb qui devraient la mener loin. Si musicalement on a déjà entendu plus novateur, l’ensemble produit un effet irrésistible aussi bien sur disque que sur scène. Les quelques faiblesses dans les textes, d’ailleurs autobrocardées avec un délicieux sens de l’autodérision, sont balayées par le tourbillon scénique déclenché par le complice duo. Quand les lumières se rallument après une superbe reprise débranchée de Nougaro (Bindonville), on se dit que ce serait une bonne chose si tous les concerts pouvaient se dérouler dans la même ambiance conviviale... et le même environnement propice à la découverte.
 
 
Une autre rencontre autour d'une chanson, Jeanne Cherhal unie sa voix
à celles de A. de la Simone et V. Delerm sur une chanson d'Anne Sylvestre,
"les gens qui doutent"



















































 



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