Loïc Lantoine ou l'émotion à pile et face
 
 
Interview. Loïc Lantoine sera sur la scène du Fil le 1er juin. Rencontre avec un poète qui ne veut pas l’être…

C’est la cinquième fois que vous vous produisez à Paroles et Musiques. Une belle fidélité…
Ce festival est important pour moi. J’y viens depuis les débuts, dans plein de configurations différentes et j’y ai lié de vrais liens d’amitié. Je suis ravi d’y revenir.
La première fois, c’était en 1993 avec l’album « Badaboum ». Aujourd’hui, votre quatrième opus s’intitule « J’ai changé ». Qu’est-ce qui a changé ?
D’abord, on a fait de nouvelles rencontres. Au départ, on était deux avec François Pierron à la contrebasse. Aujourd’hui, on est cinq sur scène et on compose de manière conviviale. Mais l’intérêt, ce ne sont pas les instruments, c’est l’histoire qui se passe entre des mecs. Quant au titre, c’est un pied de nez, je ne suis pas très fort en titres.
Même pas un clin d’œil à Julio Iglesias ?
Ah ben non, je n’y ai pas pensé…
Comme d’habitude, vous avez tourné les titres de cet album pendant deux ans, avant de les enregistrer. Quels retours en avez-vous ?
On est contents, on s’amuse bien, mais c’est difficile de dire les retours du public. En tout cas, il y a des gens qui nous suivent depuis longtemps.
Vous évoquez souvent des choses douloureuses, mais avec amour et humour…
Il y a de tout dans l’émotion. Je suis quelqu’un de vivant et de curieux et il y a plein de facettes dans la vie. Je n’ai pas envie de faire le ravi de la crèche, mais pas envie non plus de déprimer les gens !
Vous dites que vous n’aimeriez pas être publié, que vos mots sont justes là pour être entendus. Pourquoi ?
Je me considère comme un chanteur, pas comme un poète. En fait, ça me panique un petit peu de les retrouver sur un bouquin. Sur scène, c’est moi qui les livre, alors j’ai l’impression d’en garder un peu.
Justement, vous chantez de plus en plus !
Je suis content que vous me disiez ça. J’étais assez complexé par rapport au chant. Mais je m’y suis mis. Parfois, j’ai l’impression de faire la Calas ! Mais c’est une grande joie.
Savez-vous que la première soirée du festival rend hommage à Allain Leprest ?
C’est une belle ouverture, avec des artistes que je connais tous séparément. La dernière fois que j’ai vu Allain, c’était il y a deux ans, justement pour l’anniversaire de Paroles et Musiques. Ce soir-là, je penserai à eux.
Vous vous livrez beaucoup sur scène, mais n’êtes-vous pas un vrai pudique ?
On peut rester pudique en faisant des caisses. J’essaie de faire en sorte que ce soient les gens qui se délivrent. Moi, je ne fais que des propositions. L’émotion, ce sont les gens qui la créent eux-mêmes.
Le 1er juin à 20 h au Fil (dans la même soirée, Mell et La Caravane passe). paroles-et-musiques.net
 
Gillette Duroure







































































 



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