Biographie
 
Né le 23 avril 1891 à Sontsovka (Ukraine), Sergueï Sergueïvitch Prokofiev est initié très tôt au piano par sa mère Maria, excellent(e) professeur(e). Il progresse vite et sa mère le confiera au compositeur et pianiste Reinhold Glière. Se destinant très rapidement à une carrière de compositeur, le jeune Prokofiev écrit à 7 ans sa première pièce : Le galop indien.
En 1904, il entre au Conservatoire. Il n’appréciera pas tellement ce séjour en raison de ses professeurs (Nicolaï Rimski-Korsakov, Nicolas Tcherepnine,...) qu’il juge trop conservateurs (normal, me direz-vous, dans un conservatoire). Il a déjà plusieurs pièces derrière lui dont quatre opéras.
Après le décès de son père en 1910, Prokofiev commence à se faire connaître comme un compositeur résolument antiromantique, avec des œuvres qui scandalisent par leurs audaces harmoniques et rythmiques. Son premier concerto pour piano est joué en 1911, le deuxième en 1913. Ils connaissent un grand succès et sont édités. En voyage à Londres en 1914, le compositeur assiste aux ballets russes de Sergueï Diaghilev.
Sur une commande de ce dernier, il compose Chout (Le bouffon) qui est créé à Paris en mai 1921. Pour échapper à la mobilisation, Prokofiev retourne au Conservatoire où il compose plusieurs œuvres dont la suite Scythe et la célèbre Symphonie classique (1917).
Les États-Unis, l’Europe
 
Avec l’accord des nouvelles autorités soviétiques, Prolofiev obtient l’autorisation de se rendre à l’étranger. Il émigre aux États-Unis, où il donne, en 1921, l’opéra l’Amour des trois oranges. Il est ensuite à Paris, où Diaghilev crée ses ballets (Chout, Pas d’acier, le Fils prodigue). Il épouse Carolina Llubera rencontrée aux États-Unis. En 1922, il s’installe dans un village de Bavière pour écrire son nouvel opéra, L’Ange de feu.
Le musicien parcourt en même temps l’Europe dans une tournée de concerts et atteint très vite une certaine notoriété. Il s’installe à Paris en 1923. Il est parvenu au sommet de sa gloire. En 1925, il retourne aux États-Unis où il est à nouveau bien accueilli. Le Pas d’acier, son nouveau ballet, est créé en Russie. Il ne sera pas apprécié des autorités du pays qui le jugent trop caricatural.
Retour en Russie
 
Très attaché à son pays natal, Prokofiev finit par quitter les États-Unis et à retourner en 1932 en Russie. Il y écrit ses œuvres aujourd’hui les plus populaires : un conte pour les enfants, Pierre et le loup (1936, qui ne connait pas ?), la musique du film Alexandre Nevski (1938), le ballet Roméo et Juliette (1939), l’opéra Guerre et paix (1952), les 5ème, 6ème et 7ème Symphonies.
Les purges staliniennes envoient sa femme en camp de travail car celle-ci est étrangère. Prokofiev est condamné en 1948 par le parti pour l’orientation antipopulaire et anticonformiste de sa musique. En 1950, il compose un oratorio : La Garde de la Paix qui le rachète aux yeux du régime communiste. Il obtiendra même le Prix Staline pour cette œuvre. Prokofiev ne quitte plus son appartement durant les trois dernières années de sa vie.
Prokofiev meurt d’une hémorragie cérébrale le 6 mars 1953 à Moscou, quelques heures avant Staline. Faite de contrastes violents, animée d’une vive sensibilité et d’un sens profond de la mélodie, sa musique se place parmi les meilleures productions de la première moitié du XXème siècle.

 

 
 
 
 
Loïc Lantoine : "Ca tournait pas beaucoup chez moi, la musique. ... La première image que j'ai eu en tête, c’était Pierre et le loup. J’avais le vinyle de Pierre et le loup, version Gérard Philippe. 
 

 
 

















































 



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