En 1947, son père part travailler en Belgique dans les mines, accompagné de sa famille. Il grandit à Jemappes (Mons) et vit actuellement à Uccle en Région de Bruxelles-Capitale
En 1960, Il participe à un concours de Radio Luxembourg, et remporte la finale à Paris. Il rencontre un premier succès en 1963 avec Sans toi ma mie. Suivent Tombe la neige, Vous permettez Monsieur, La Nuit (1964), Dolce Paola, Les Filles du bord de mer et Mes mains sur tes hanches (1965), Ton nom, Une mèche de cheveux (1966), Une larme aux nuages, Inch'Allah, Notre roman (1967), L'amour te ressemble, F… comme femme, (1968), A demain sur la lune, Petit bonheur (1969), Va mon bateau (1970), J'avais oublié que les roses sont roses (1971), C'est ma vie (1975).
Mes mains sur tes hanches
 
 
Son succès est international. Il interprète ses chansons en de nombreuses langues (italien, espagnol, allemand, néerlandais, japonais, portugais, turc). Son succès au Japon s’explique par le fait que la structure musicale de sa chanson Tombe la neige, un refrain de cinq syllabes, correspond à une forme traditionnelle de la chanson japonaise (haïku). Les Japonais se sont donc approprié cette chanson et parfois la revendiquent eux-mêmes comme appartenant à leur patrimoine selon une anecdote rapportée par Salvatore Adamo lui-même.
 

La reconnaissance est aussi chez ses pairs : 
Georges Brassens vient le voir à l'Olympia,
les deux chanteurs se rencontrent et sont
invités à aller dans l'appartement de Bruno
Coquatrix, et tout le long du trajet, Georges
Brassens chantonne "mes mains sur tes hanches"
mais en imitant le son du trombone comme il
le fait quelquefois sur ses chansons. Adamo
était très étonné que son idole sache, déjà, 
qu'il existait. Plus tard, les deux hommes
seront invités à partager une chanson :
"J'me suis fait tout p'tit devant une poupée" 
 
 
 
Il tourne également au cinéma dans Les Arnaud (1967) avec Bourvil et L'Ardoise (1970) avec Jess Hahn, et coréalise L'Île aux coquelicots (1970) avec Eddy Matalon.
Les années 1980 le verront un peu en retrait. En 1984, il est victime d'un accident cardiaque. 
En 2003, sort l'album Zanzibar avec la collaboration de son ami, le chanteur Arno. Ce dernier a d'ailleurs repris avec brio Les Filles du bord de mer. En 2004, suite à un accident vasculaire cérébral, il doit annuler de nombreux concerts, notamment au festival des Vieilles Charrues. En 2007, sort La Part de l'ange, suivi d'une tournée.
En 2010, Salvatore Adamo reçoit le Grand prix international de poésie francophone pour l'ensemble de son œuvre, lors du 52e Congrès national de la Société des poètes et artistes de France, qui se déroule cette année-là à Toulouse. La même année, il sort son 22e album De toi à moi, comprenant notamment des duos avec Chantal Lauby, Oxmo Puccino, Christophe ou avec sa fille Amélie.

 
 
Je me souviens :
Un spectacle fondé sur les chants : Les artistes s'échangent des chansons, pour chacun d'eux, la chanson qui a été le déclic, qui a fait d'eux, un artiste, un chanteur, un musicien.

Loïc Lantoine se rend au Maroc, accompagné de son copain punk Karim Arab.
Sur le temps de l'évènement "Je me souviens", Loïc Lantoine forme un duo chanté avec Ilyasse El Othmani. Karim Arab est aussi de la partie avec sa guitare.
 
 
Ilyasse El Othmani (2Gunz), rappeur, apporte "Inch Allah" d'Adamo.

Inch Allah
 
J'ai vu l'orient dans son écrin
Avec la lune pour bannière
Et je comptais en un quatrain
Chanter au monde sa lumière
 
Mais quand j'ai vu Jérusalem
Coquelicot sur un rocher
J'ai entendu un requiem
Quand sur lui je me suis penché
 
Ne vois-tu pas humble chapelle
Toi qui murmures : "Paix sur la terre"
Que les oiseaux cachent de leurs ailes
Ces lettres de feu : "Danger frontière" ?
 
Le chemin mène à la fontaine
Tu voudrais bien remplir ton seau
Arrête-toi Marie-Madeleine
Pour eux ton corps ne vaut pas l'eau
 
Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah
 
Et l'olivier pleure son ombre
Sa tendre épouse son amie
Qui repose sur les décombres
Prisonnière en terre ennemie
 
Sur une épine de barbelés
Le papillon guette la rose
Les gens sont si écervelés
Qu'ils me répudieront si j'ose
 
Dieu de l'enfer ou Dieu du ciel
Toi qui te trouves où bon te semble
Sur cette terre d'Israël
Il y a des enfants qui tremblent
 
Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah
 
Les femmes tombent sous l'orage
Demain le sang sera lavé
La route est faite de courage
Une femme pour un pavé
 
Mais oui j'ai vu Jérusalem
Coquelicot sur un rocher
J'entends toujours ce requiem
Lorsque sur lui je suis penché
 
Requiem pour six millions d'âmes
Qui n'ont pas leur mausolée de marbre
Et qui malgré le sable infâme
On fait pousser six millions d'arbres
 
Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah



 
 
Il la chante en duo avec Loïc Lantoine.

 

CHEZ LEPREST

 
Interview de Didier Pascalis à propos du choix
des artistes invités sur les 2 CD de "Chez Leprest", le grand pote de Loïc : 
( pour la magazine "Je chante" n°8)

 

Interview d’Allain Leprest en janvier 2010, à la Salle des Rancy à Lyon. Ça fait quelle impression un tel hommage par ces disques collectifs Chez Leprest ?
J’aurais trouvé prétentieux de le faire il y a encore une dizaine d’années même s’il y avait eu cette amorce déjà faite dans Nu, en 1998, à travers des contributions musicales d’amis comme Kent, Gilbert Laffaille ou Jacques Higelin. Il y a même eu Yves Duteil. L’idée a ensuite cheminé. J’éprouve une grande fierté, une grande émotion, de voir circuler ces chansons dans la bouche de ces artistes qui ont été, pour moi, un petit peu des déclencheurs de mon métier. Comme Adamo ou Hervé Vilard dont j’entendais chanter les chansons par ma mère, quand j’étais gamin. Sans vouloir les vieillir, il y a quand même une génération, peut-être un peu plus. Et il y a ces jeunes comme Clarika, Olivia ou Amélie-les-Crayons. Et la bande à Loïc, La Rue Kétanou. Et Anne Sylvestre.
......


Les 27 et 28 mars 2011, Allain Leprest et Jean-Louis Foulquier se retrouvent chez Didier Pascalis, puis au Forum Léo Ferré à Ivry pour deux entretiens filmés.
Allain Leprest parle des chansons auxquelles il avait accès chez ses parents.
« ….. Et après, le premier ….. le choc avec Salvatore Adamo … à l’Olympia. Quel âge il devait avoir, j’sais pas, p’t’être 18 ans à l’époque. C’était pour moi ….. « Qu’est-ce que c’est qu’ce p’tit bonhomme avec la guitare là, cette voix, et toute cette magie qui sortait … Ça, ça m’a vraiment marqué : le premier disque d’Adamo ! »
...........


Nous parlions d’Adamo. Ça me semble tellement évident de reprendre L’olivier, de la part de quelqu’un qui a chanté Inch’Allah…
Ce n’est pas innocent dans le choix. Quand on a bouclé cette chanson pour la Cantate avec Romain, au vu de la possibilité de la reprendre sur ce disque, je me suis dit « C’est lui, c’est Adamo ». Je me suis pris le culot de le contacter, lui qui m’a tellement marqué, depuis l’adolescence, par cette vérité, son authenticité. Je le savais généreux. Et proche de ce film-là.



Adamo y chante L'olivier
(paroles Allain Leprest, musique de Romain Didier
2009 "Cantate pour un cœur bleu" © Tacet)


L’olivier

Ma mère toute en robe blanche, si vous saviez
Posa son panier sous les branches, si vous saviez
C'était un doux soleil couchant
Les ouvriers quittaient le champ
Elle pressait doucement ses hanches
Sous l'olivier
Une racine sous la tête, si vous saviez
Un lit de feuilles pour couchette, si vous saviez
Quand j'ai poussé mon premier cri
Ma mère a dit "Voici le fruit le plus bruyant de
ma cueillette Bel olivier"
Je fus un enfant arbricole, si vous saviez
L'olivier pour préau d'école, si vous saviez
Sa sève coulait sous mon front
Quand je m'endormais sur son tronc
Jamais il me mettait de colle
Mon olivier


Un matin, dans un bruit féroce, si vous saviez
La guerre a lancé ses molosses, si vous saviez
Et dans un déluge de flammes
On entendit hurler des âmes
Prises entre le torse et l'écorce
Des oliviers
Au milieu des arbres en cendre, si vous saviez
Un seul a continué de tendre, si vous saviez
Ses branches tordues vers le ciel
Lorsque à son pied, saignant des ailes
Un oiseau est venu s'étendre
Sous l'olivier
Tout doucement, l'autre après l'une, si vous saviez
D'huile j'ai recouvert ses plumes, si vous saviez
L'a revolé et moi avec
C'est bizarre, il avait le bec
Les yeux perçants et la queue brune
D'un épervier
Et bien, c'en était un, pardi ! Si vous saviez
On venait de tout le pays, si vous saviez
Le voir défendre chaque olive
Des ongles, des rats et des grives
Lançant des hourras ébahis À l'épervier
 
Par un petit froid de janvier, si vous saviez
Ombre sous l'ombre on l'a trouvé, si vous saviez
Il dort sous un cœur en gravier
Sur un nuage on a gravé "Ici repose l'épervier
De l'olivier"


































































 



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