Aurélie Saraf

 
Harpiste, chanteuse, récitante

Photo : Ysabelle Farge

Après avoir étudié avec Frédérique Cambreling, Aurélie Saraf se perfectionne en Allemagne à la Hochschule für musik de Freiburg avec Ursula Holliger. Elle effectue ensuite ses études au CNSM de Lyon dans la classe de Fabrice Pierre ainsi qu’un perfectionnement en musique de chambre.
  
Elle oriente alors ses recherches dans le domaine de la pratique sur instruments d’époque ainsi que l’interprétation de la musique contemporaine. Son intérêt pour la musique du XX siècle l’amène à se produire avec l’Ensemble Intercontemporain (dir. P. Boulez, J. Nott), ....

 
Ensemble Intercontemporain - Boulez
Sur Incises (extrait)



Ensemble Intercontemporain - Boulez
Tombeau (extrait)


.... le Klangforum de Vienne,
 
Le Klangforum au 7ème festival de musique profane


.... l’ensemble Cairn (Festival Musica, Why Note, etc.). On peut l’entendre dans des spectacles autour de l’œuvre de G. Aperghis et J.P. Drouet avec l’ensemble Kiosk et Singulière Compagnie.
  
En tant qu’improvisatrice, elle est invitée dans des festivals tels que Jazz à Vienne, Aspro-Impro.
  
Elle crée des spectacles de théâtre musical mêlant musique contemporaine, improvisation musicale et interprétation dramatique sur « Le Savon » de F. Ponge, « L’Instruction » de Peter Weiss, pièce de théâtre documentaire. Elle travaille sur la mise en scène et en musique « d’Une saison en enfer » d’A. Rimbaud et « Ecrire » de M. Duras.
  
On peut l’entendre également dans le spectacle Chants d’Est aux côtés de Sonia Wieder-Atherton.
  
Invitée à jouer avec différents orchestres (Orchestre de Paris, Orchestre National d’Ile de France…), ... 

 
Debussy-La Mer, Orchestre de Paris


Abd Al Malik et l'Orchestre national d'Île-de-France
dirigé par Bruno Fontaine d'après l'œuvre d'Albert Camus - Réalisation BFC


... elle se produit régulièrement sur instruments d’époque avec l’Orchestre des Champs-Élysées (dir. P. Herreweghe), l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique (dir. J.E. Gardiner) et depuis 2005 au sein des Musiciens du Louvre (dir. M. Minkowski) en tant que harpe solo.
 
Les musiciens du Louvre jouent sur instruments d'époque
Présentation de cet orchestre au travers de Purcell, Musiques pour Sainte Cécile
puis : Jean Baptiste Lully, les amants magnifiques
Rameau, Platée, l'ouverture de l'Acte 1,
et l'orage (tempête) accompagnés de danseurs
Rameau, les Paladins
Purcell, musiques pour Sainte Cécile
Jean-Sébastien Bach, messe en si mineur
Schubert, 5ème symphonie

  
Elle a été invitée en soliste notamment au Mozarteum de Salzbourg, à la Philharmonie de Cologne dans le concerto pour Flûte et Harpe de Mozart avec les Musiciens du Louvre (dir M. Minkowski) ainsi qu’avec la Maîtrise de Radio-France (dir. S. Jeannin).

 
Concert de Noël - Cirque d'Hiver - 18 décembre 2012
Orchestre National de France / Maîtrise de Radio France
Tchaïkovski - Casse-Noisette : Valse des Fleurs


 
  
Titulaire du Certificat d’Aptitude, Aurélie Saraf enseigne au CRD de Bobigny.
 
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Aurélie Saraf avec ...
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S.-Wieder-Atherton et l'ensemble Niguna


Sonia Wieder-Atherton en concert le 30 novembre Salle Gaveau : Trilogie - extraits de Chants d'Est, Chants Juifs, Vita
Avec BRUNO FONTAINE (piano), AURELIE SARAF (harpe), ANNE CHAMUSSY (hautbois), ANNE DEFILHES (flûte), OLIVIER VOIZE (clarinette), SARAH IANCU (violoncelle), MATTHIEU LEJEUNE (violoncelle).
Programme : Les Jeux d’enfants de Franck Krawczyk d'après Janacek, Cycle de Chants Juifs Traditionnels, Chostakovitch, Monteverdi, Scelsi
 
Fidèle à ses envies, Sonia Wieder-Atherton conçoit une mise en perspective de trois créations qui ont marqué son parcours artistique : Chants d'Est, Chants juifs et Vita.
De Chants d’Est, l’extrait choisi ce soir-là sera Les jeux d’enfants de Franck Krawczyk, inspirés des mélodies moraves de Janácek. Six histoires courtes où se mêlent larmes et humour.
Avec Chants juifs, le profane et sacré se donnent la main, prières et danses se succédent.
Enfin, Vita ou l'histoire d'une vie, celle d’un personnage imaginé par Sonia Wieder-Atherton : Angioletta vivant au XVIe siècle qui devient Angel au XXe. Sa vie est racontée à travers deux compositeurs : Monteverdi (transcriptions de madrigaux pour trois violoncelles) et Scelsi (trilogie Les trois âges de l'Homme, pour violoncelle seul). Ainsi se dessinent des lignes de vies, et se croisent des écritures qui tout en se faisant écho se confrontent ou parfois sont étonnamment proches.
Sonia Wieder-Atherton a réuni celles et ceux avec qui elle aime jouer : Bruno Fontaine (piano), Aurélie Saraf (harpe), Anne Chamussy (hautbois) Anne Defilhes (flûte), Olivier Voize (clarinette), Sarah Iancu (violoncelle) et Matthieu Lejeune (violoncelle). Au cours de la soirée résonneront aussi des poèmes de Marina Tsvetaeva et Ossip Mandelstam

Mitteleuropa, centre de l’Europe, carrefour où se mêlent plusieurs cultures. Sous son aile protectrice, oppressante et fascinante à la fois, le grand empire austro-hongrois regroupe des cultures qui luttent contre la perte de leur identité. Cette résistance passe par l’amour de la langue maternelle, interdite. Son écoute, l’étude incessante des thèmes du folklore caractérisent l’univers si particulier de compositeurs comme Janácek, Mahler ou Martinu. Les interpréter, c’est avant tout travailler le rapport à la langue.

Plus à l’Est, c’est une histoire de transmission. La musique dit ce qu’il est impossible de décrire. Dans tous les régimes que traverse la Russie, il y a la terreur mais aussi, au-delà, une force qui parfois implose, parfois explose. Ce qui est dit est dit pour tous ceux qui n’ont pas la parole. Attirée par cette double résistance – l’une pour se souvenir de sa langue, l’autre pour raconter l’interdit –, aimantée par cet endroit du monde où je reviens, inlassablement, j’ai réécouté des oeuvres que je connaissais et que j’aimais, j’en ai découvert d’autres, écrites pour voix, chœur, violon, orchestre, piano. J’ai fait appel à Franck Krawczyk pour qu’il m’aide à trouver un chemin parmi elles ou, dans le cas de Janácek, pour qu’il s’en inspire.

L'ensemble Niguna
 

Sonia Wieder-Atherton
CONCEPTION, DIRECTION MUSICALE ET VIOLONCELLE
Sonia Wieder-Atherton avec la complicité musicale de Franck Krawczyk
PROGRAMME
 
Rachmaninov / Vêpres op.37 Nunc Dimittis (arr. Vsevolod Polonsky, © 2003 by Hawkes and Son (London) Ltd)
Dohnányi / Ruralia Hungarica (orch. F. Krawczyk) : Andante rubato, alla zingaresca – Presto
Jewish traditional / Song in the Memory of Schubert (arr. S. Wieder-Atherton, orch. F. Krawczyk)
Tcherepnine / Tartar Danse (orch. F. Krawczyk)
Krawczyk / Seven Jeux d’enafants after Janácek’s Moravian Folksongs
Prokofiev / Le champs des morts (Alexandre Nevsky) (with the kind permission of Les Editions du Chant du Monde)
Martinu / Variations sur un thème slave (arr. J.Telm) (with the permission of the Martinu Foundation)
Malher / Ich bin der Welt abhanden gekommen (Rückert-Lieder)
 
MUSICIENS
 
Sonia Wieder-Atherton / violoncelle
 
avec l'ensemble Niguna :
 
Alexandra Greffin / violon
Saori Furakawa / violon
Sylvain Durantel / alto
Marion Platero / violoncelle
Sandrine Vautrin / contrebasse
Anne Chamussy / hautbois
Anne Defilhes / flûte
Olivier Voize / clarinette
Aurélie Saraf / harpe
 
Réuni autour de Sonia Wieder-Atherton, l’ensemble Niguna est né au printemps 2009 pour donner en concert le programme « Chants d’Est ». Fonctionnant sans chef d’orchestre, cet ensemble privilégie l’union d’individualités fortes s’unifiant pour former un tout, par le travail d’écoute, de recherche de couleurs et de timbres. L’énergie, la complicité qui nait de ce travail est très particulière car on oscille entre la transparence de la musique de chambre par moments et la profondeur sonore rappelant l’orchestre de chambre à d’autres. L’ensemble Niguna va poursuivre ce chemin autour d’autres répertoires, proposant également des formes à géométries variables, toujours dans l’esprit de l’échange musical si indissociable au processus de conter une histoire....
 
L’ensemble est formé de cinq cordes, trois vents et une harpe. Tous lauréats de Concours internationaux, membres de quatuors ou de formations prestigieuses, interprètes de musique contemporaine, de musique baroque, de jazz, ces jeunes musiciens viennent d’horizons différents mais partagent une curiosité insatiable et une passion pour la musique.
 
 
Présentation des chants d'Est de Sonia Wieder-Atherton

 
Les 15, 16 et 17 décembre 2011, la célèbre violoncelliste accompagné par l’ensemble Niguna et la comédienne Fanny Ardant promèneront leur chants d’Est sous le chapiteau tsigane des Romanès.
Rachmaninov, Tcherepnine, Janácek, Krawczyk, Prokofiev et chants traditionnels juifs pour la musique. Franz Kafka et Marina Tsvetaieva, pour les textes. En installant ses Chants d’Est sous l’envoûtant chapiteau tsigane de la famille Romanès à Paris, Sonia Wieder-Atherton emmènera le public d’un chant tragique à une berceuse, d’un lied racontant un rêve à une danse aux accents tziganes. Toute une histoire, qui s’écoutera avec beaucoup d’émotion…

Avec Fanny Ardant

Sonia Wieder-Atherton a toujours été intéressée par les musiques d'essence populaire ou celles que la langue ou la culture a parfois modelées. Ses multiples enregistrements en témoignent, Chants juifs par exemple il y a quelques années. Avec son album Chants d’Est, enregistré en Pologne en octobre 2007, la violoncelliste française propose des transcriptions de pièces écrites pour d'autres formations (Les Vêpres de Rachmaninov, Alexandre Nevsky de Prokofiev), où elle met superbement en valeur sa virtuosité, sa sonorité pure et ses capacités expressives. Elle évoque ce superbe projet Chant d’Est :

« Mitteleuropa, centre de l’Europe, carrefour où se mêlent plusieurs cultures. Sous son aile protectrice, oppressante et fascinante à la fois, le grand empire austro-hongrois regroupe des cultures qui luttent contre la perte de leur identité. Cette résistance passe par l’amour de la langue maternelle, interdite. Son écoute, l’étude incessante des thèmes du folklore caractérisent l’univers si particulier de compositeurs comme Janácek, Mahler ou Martinu. Les interpréter, c’est avant tout travailler le rapport à la langue.
 
Plus à l’Est, c’est une histoire de transmission. La musique dit ce qu’il est impossible de décrire. Dans tous les régimes que traverse la Russie, il y a la terreur mais aussi, au-delà, une force qui parfois implose, parfois explose. Ce qui est dit est dit pour tous ceux qui n’ont pas la parole. Attirée par cette double résistance – l’une pour se souvenir de sa langue, l’autre pour raconter l’interdit –, aimantée par cet endroit du monde où je reviens, inlassablement, j’ai réécouté des œuvres que je connaissais et que j’aimais, j’en ai découvert d’autres, écrites pour voix, chœur, violon, orchestre, piano. J’ai fait appel à Franck Krawczyk pour qu’il m’aide à trouver un chemin parmi elles ou, dans le cas de Janácek, pour qu’il s’en inspire.
 
Et j’ai fait le choix d’un orchestre à cordes pour trouver la profondeur, la tension dans les Vêpres de Rachmaninov et l’intensité dans Alexandre Nevsky de Prokofiev, et pour qu’éclate la virtuosité des danses et des pièces très rythmées. Ainsi, la route que nous suivrons nous mènera d’un chant tragique à une berceuse, d’un lied racontant un rêve à une danse aux accents tziganes, comme si nous nous laissions conduire par les chapitres d’un même récit. »
  
Disque : Nuit sacrée

Ensemble Accentus
NUIT SACREE | HOLYNIGHT
Sandrine Piau SOPRANO
Nathalie Stutzmann CONTRALTO
Pavol Breslik TENOR
Johannes WeisserBASS
 
Sonia Wieder-Atherton CELLO
Aurélie Saraf HARP
Daniel Maurer ORGAN
accentus Concerto Köln
Laurence Equilbey CONDUCTOR
 
Disque : Accentus : Laurence equilbey
 
CD1 Transcriptions
Barber : Agnus Dei, Mahler : Adagietto, Bach, Chopin, Ravel, Debussy, Berg, Wolff...
CD2 Transcriptions 2
Vivaldi : Les Quatre Saisons - "L'hiver", Schubert : Litanei, Prokofiev : Le champ des morts, Mahler, Wagner, Schubert, Bach, Debussy, Ravel, Scriabine... avec Brigitte Engerer...
CD3 Fauré :
Requiem, Cantique de Jean Racine avec Sandrine Piau, Stéphane Degout, la Maîtrise de Paris et les Membres de l'Orchestre National de France

CD4 "Nuit Sacrée"
Pachelbel, Bach, Gounod, Buxtehude, Haendel, Saint-Saëns, Franck, Bizet... avec Sandrine Piau, Nathalie Stutzmann, Pavol Breslik, Johannes Weiser, Sonia Wieder-Atherton, Aurélie Saraf, Daniel Maurer et le Concerto Köln


Pour le plaisir, la violoncelliste Sonia Wieder Atherton en solo et autres ... 
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Avec l'Ensemble "Kiosk"
 
Aurélie Saraf, harpiste comédienne
Ludovic Montet, clavier, percussions
Valérie Philippin, voix et direction artistique
 
Ensemble Kiosk / Singulière Compagnie - la voix et les arts de la scène
 
Singulière Compagnie existe depuis 1995, et travaille sur les liens entre la voix et les autres arts de la scène, plus particulièrement dans le domaine de la musique contemporaine et du théâtre musical. Singulière Compagnie développe des projets de concerts et musique en scène, ainsi que des ateliers de formation pour professionnels et amateurs.
L’ensemble Kiosk a été créé en 2004 au sein de Singulière Compagnie sur l’initiative de la chanteuse Valérie Philippin. Kiosk se consacre à l’exploration de la vocalité, de la musique de chambre et du théâtre musical du XXè siècle et contemporains. L’ensemble défend une approche ludique et vivante de ce répertoire, pour le rendre accessible à un large public, averti ou non, ainsi qu’au jeune public.
L’ensemble Kiosk a créé des spectacles de théâtre musical, des concerts de musique de chambre et d’improvisation, et conçu des musiques de film. Il s’est produit notamment dans les festivals Printemps des poètes à l’Université de Jussieu à Paris, Musiques de Notre Temps à Charenton-le-Pont, Why Note à Dijon, Musiques Libres à Besançon, Nuits Blanches à Paris, ainsi qu’à Cité Culture à Paris ou au théâtre TNT de Bordeaux…
Remarqué pour son spectacle Kiosk’Aperghis, l’ensemble a reçu en 2011 le Grand Prix Charles Cros Musique Contemporaine pour le CD/DVD « A portée de voix » sur la musique avec voix et le théâtre musical de George Aperghis, paru au label Ameson.

 

L’ensemble propose également des ateliers et master-classes auprès de professionnels et d’amateurs, sur le répertoire contemporain, le théâtre musical ou l’improvisation.
 
Les membres de Kiosk sont : Gaëlle Belot, flûtes, Jean-Philippe Causse et Emmanuel Olivier, piano, Ludovic Montet, percussions et voix de baryton, Valérie Philippin, voix et direction artistique, Aurélie Pichon, clarinettes, Aurélie Saraf, harpe, Christelle Séry, guitare.
Musiciens invités : Deborah Walker, violoncelle ; Caroline Simonnot, alto
De formation classique, interprètes de musique contemporaine, les instrumentistes de Kiosk ont aussi une pratique en jazz, musique ancienne, baroque, improvisation et conception de musiques de scène ou de film.
Singulière Compagnie fait partie du réseau « Futurs Composés » pour la création musicale contemporaine en Ile-de-France.
 
Les Sept crimes de l'amour de Georges APERGHIS, extrait
par Valérie PHILIPPIN, voix et l'ensemble KIOSK
Réalisation : Thierry TIBOLLA
Extrait du disque "Á portée de voix", label AMESON


 
 
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Avec la compagnie l'Oblio - Di me
 
Par la compagnie l'oblio — di me.
Vidéo réalisée lors d'une étape de travail sur Récitatif-Rimbaud — Une saison en enfer (concert-performance) au théâtre Kantor de l'École normale supérieure de Lyon (février 2011).
Conception et mise en scène : Julien Gaillard et Margherita Trefoloni, en collaboration avec Karl Naegelen.
Musique originale : Karl Naegelen. Création sonore, régie son : Ananda Cherer.
Avec : Aurélie Saraf (harpes), Margherita Trefoloni (voix), Julien Gaillard (récitant), Benoît Poly (percussions).
 
 

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Avec la Compagnie La Lune Blanche

"Qui répondrait en ce monde à la terrible obstination du crime, si ce n’est l’obstination du témoignage"
Albert Camus
 
L'instruction : Texte de Peter Weiss - Création 2006
 
En 1964, Peter Weiss suit attentivement un procès qui a lieu à Francfort. Plusieurs responsables du camp d’extermination d’Auschwitz doivent répondre de leurs faits et gestes. Un grand Journal de Francfort le «Frankfurter Allgemeine Zeitung » documente quotidiennement in extenso les débats et le procès rencontre un grand écho. Weiss lui-même a pris des notes durant les débats et se fonde, en élaborant son « oratorio en onze chants », sur les reportages publiés.
 l radicalise le théâtre documentaire en se limitant aux citations. Il échappe ainsi au danger d’une reconstruction historique toujours subjective et dans le cas de l’holocauste particulièrement problématique. En organisant les débats, il donne une intelligibilité et une forme permettant de comprendre l’histoire et d’en tirer des leçons, pour nous contemporains
L’Instruction est avant tout un texte singulier et fondamental du théâtre occidental au XXéme siècle. Il s’appuie sur une réalité (celle des camps d’extermination) qui résiste à toute fiction, à toute représentation mais qui devient par la force, la rigueur et l’exigence d’un grand auteur un poème au service de l’intelligence et de la réflexion. Dénudé de tout aspect commémoratif, il ne s’agit plus d’un devoir de mémoire mais d’un débat sans cesse réouvert, au présent, grâce à la force de la parole. L’acte de témoigner devient ici un acte politique qui nous invite à une vigilance permanente face à un gouvernement, face nos peurs, face à nos certitudes et à nos ignorances.
 
Distribution : Guillaume Allardi / Michel Baudinat / Hugues Dangréaux / Philippe Fauconnier / Eric Feldman/ Frédéric Hulné / Sylvie Jobert / Jean Jacques Simonian / Sophie Daull / Aurélie Saraf (harpiste) / Reprise de 2008 avec Delphine Cheverry et la harpiste : Eloise Labaume
Assistante : Nathalie Kiniecick Lumière : Luis Ferreira Régie son : Fabien Oliviero Régie générale : Franck Tortay Costumes : Aline Froux Scénographie : Jean-michel Rivinoff Construction décor : Laena
 
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Avec la Compagnie Petits formats

 
Ecrire - Texte de Marguerite Duras (éditions Gallimard, collection Folio)
Mise en scène : Hélène Poitevin
Direction d'Acteurs : Nadine Darmon
Lumière : Juliette Labbaye
Création Théâtre et Musique
Avec : Aurélie Saraf (Harpe) et Hélène Poitevin
Musique : Extraits d'oeuvres de Bach, Ligeti
Improvisations / Compositions d'Aurélie Saraf
Le spectacle Ecrire, Théâtre et Harpe, a été créé en décembre 2011 au Vent se lève ! Tiers-lieu, à Paris 19ème. Il a été soutenu par La Ligue de l'Enseignement – Paris et la Spedidam.

ECRIRE... pour ne pas mourir
 
Comment nommer ce qui nous anime au plus profond, ce qui oriente nos choix, nos actes et notre vie ?
En 1993, Marguerite Duras est à la fin de sa vie. Elle sent l'urgence de tenter de dire ce qui l'a agi tout au long de ses années d'écriture : la solitude, nécessaire, le sens de l'engagement et l'injustice sociale, l'appel du vide (l'alcool, l'Inconnu, la folie...)
Avec Écrire, son œuvre ultime, elle nous invite à retrouver le chemin de nos questionnements intimes et de notre créativité propre. Chemin, certes, âpre et difficile mais au coeur du vivant.
 
ECRIRE... une parole qui appelle
 
Ecrire, c'est d'abord un film.
Avant d'écrire ce qu'est écrire pour elle, Marguerite Duras en parle. C'est face à la caméra de Benoît Jacquot, cette même année 93, qu'elle prend la parole. Il a fallu la présence amicale et bienveillante de l’autre, son regard via la caméra, la chaleur de l’intérieur familier de la maison avec le fauteuil et le piano juste là, la présence du dehors derrière les fenêtres pour que Marguerite Duras dise Ecrire.  On est frappé par son oeil vif, rieur, voire moqueur, son adresse franche et directe, la densité des mots pourtant simples, leur résonance profonde.
Ecrire, le film puis le livre, n'est donc pas un regard en arrière, plein de nostalgie, sur l'oeuvre qui a été. C'est une oeuvre en tant que telle, un livre en marche qui se construit devant nous et avec nous.
Ecrire est une parole en acte. Nous la faisons résonner de nouveau en la partageant, à notre tour, avec les spectateurs-voyageurs venus la (re)découvrir.
Dans une proximité avec eux, le texte leur est adressé, directement, tel quel, avec sa force d'émotion, ses contradictions, ses errances, ses fulgurances et ses zones d'ombre.
 
ECRIRE... c'est l'histoire d'une rencontre
 
Un jour, Marguerite Duras rencontre sa maison de Neauphle-le-Château, celle qui deviendra la maison de l'écriture.
La maison est au coeur d'Ecrire.
Notre projet a pour coeur la maison.
Qu'elle soit à ciel ouvert, faite de béton ou d'argile, on porte en soi une maison, un abri, un endroit. Réelle ou rêvée, présente, passée ou à venir, cette « chambre à soi », comme la nomme Virginia Woolf, nous fonde et nous permet d'exister. Et de créer.
« Quand on m'a ouvert la porte d'entrée, j'ai vu le parc. Ça a duré quelques secondes. J'ai dit oui, que j'achetais la maison dès l'entrée franchie. Je l'ai achetée séance tenante. Cet achat a précédé la folie de l'écriture. Cet espèce de volcan. Je pense que cette maison y est pour beaucoup. » Ecrire, p27

 
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Avec l'Ensemble Cairn
De Bério à Dylan

Plus qu'aucun autre il a marqué la culture musicale populaire, touchant à tous les genres et les portant à leur sommet: rock, folk, blues, country, ballade… De David Bowie à U2, il a marqué tous les groupes, poètes et chanteurs. Mais il est plus rare que des compositeurs contemporains avouent publiquement leur dette envers sa musique. Jérôme Combier et Jonathan Pontier rendent hommage à Bob Dylan dans un concert scénarisé, où alternent chansons de Dylan orchestrées et créations. Sous l'égide du modèle par excellence du folk classicisé: les Folk Songs de Berio.
Songs of folk 1h30 -  18/12 fr.
 Jonathan Pontier -  France 1977 Trois Miniatures électro * * 2013 - 06mn
 Luciano Berio -  Italie 1925-2003 Folk Songs - pour mezzo-soprano et sept instrumentistes 1964 - 20mn
 Bob Dylan  [musique] -  Etats-Unis 1941 - Jérôme Combier  [orchestration] -  France 1971 -  Girl From the North Country * * 1963/2013
Bob Dylan  [musique] - Jérôme Combier  [orchestration] - One More Cup of Coffee * * 1976/2013
Jonathan Pontier  (dé)fragmentations on Bob Dylan * 2011 - 22mn

Mezzo-soprano Isabel Soccoja 
Ensemble Cairn :
Flûte: Cédric Jullion, clarinette: Ayumi Mori, trombone: Vincent Brard, harpe: Aurélie Saraf, percussions: Sylvain Lemêtre et Hsiao-Yun Tseng, alto: Cécile Brossard, violoncelle: Pierre Cordier.
direction Guillaume Bourgogne 

Une désacralisation de la musique contemporaine

L’ensemble Cairn, avec Marc Ducret

Guitariste invité Marc Ducret :
 Flûte Cédric Jullion ;
Clarinette Ayumi Mori ;
 Saxophone basse Jérôme Laran ;
Guitare Christelle Séry ;
 Percussions Sylvain Lemêtre ;
Harpe Aurélie Saraf ;
 Piano Caroline Cren ;
 Violon Julian Boutin ;
Alto Cécile Brossard ;
 Violoncelle Jérémie Maillard ;
Ingénieur son et informatique Sébastien Naves ;
 Direction Guillaume Bourgogne.
  
Vous aimez la musique mais vous avez parfois du mal à écouter le répertoire contemporain ? Alors, donnez-vous une chance, ce concert est pour vous.
La rencontre entre un guitariste virtuose, figure de proue de la scène française, au style inclassable (jazz ? rock ? jazz rock ?… de la musique, quoi !), un jeune ensemble qui s’est donné pour mission de mettre en valeur et transmettre la musique de son temps, et des œuvres toutes récentes, est étonnante. Elle se vit dans la sensation physique. Dans une désacralisation aussi de ce qui serait le concert de musique savante (ici, comme au rock, on peut tousser et bouger si l’on veut). Cet univers est décidément une affaire de rencontres : entre des artistes qui s’estiment et recherchent la confrontation avec l’autre pour inventer ; entre le monde de l’électrique, de la saturation du son et celui de l’acoustique ; entre la musique écrite et l’improvisation.
Une affaire d’écoute.
Ce concert sera comme une carte de visite pour l’ensemble Cairn et son directeur artistique Jérôme Combier invités au grand R pour un parcours suivi au cours de la saison.

Programme :
Professor bad trip lesson 1 de Fausto Romittelli pour flûte, clarinette, percussions, piano, guitare électrique, trio à cordes et synthétiseur ;
Tract de Raphaël Cendo pour flûte, clarinette basse, tuba, harpe, piano, violon, alto et violoncelle ;
Violoncelle de Marc Ducret (instrumentation Guillaume Bourgogne) pour clarinette, saxophone, piano, percussions, violon, alto et violoncelle, 6’ ;
Improvisation en trio ; Improvisation sur Tract 1 Cairn / Marc Ducret ;
Pour Cairn de Marc Ducret ;
Improvisation sur Tract 2 Cairn / Marc Ducret ;
Improvisation en trio + Verdi de Marc Ducret ;
Improvisation sur Tract 3 Cairn / Marc Ducret ;
Chantier III de Marc Ducret pour flûte, clarinette, saxophone, percussions, piano, guitare, harpe, violon, alto et violoncelle.

 
Avec les Musiques à ouïr 

 Poulpes et diatomées
 
Ciné-concert inspiré par les films animaliers de Jean Painlevé
Denis Charolles : batterie, chant , paroles - Aurélie Saraf : harpe , chant, paroles - Arnaud Deshayes : hautbois, montage vidéo , des sons , des paroles
 

Jean Painlevé , un réalisateur et biologiste spécialisé dans les animaux marins , est considéré comme l'un des pères fondateurs du cinéma scientifique .
 

Initialement méprisé par les chercheurs , qui ont estimé que l'utilisation du cinéma comme un outil d'observation scientifique ne pouvait pas être pris au sérieux , il a rapidement attiré l'intérêt des surréalistes , en particulier André Breton .
 

Les images présentées dans l'œuvre de Jean Painlevé nous rapprocher de notre imagination , enterré, oublié , présent ou passé .
 

Le travail mis en évidence dans ce ciné-concert est une ode à la vie, à diverses formes de vie , à la vie sous-marine .
 

L'originalité des films et bien sûr l'orchestration , baroque , à tout le moins ( compositions originales mélangées avec des morceaux de Benjamin Britten et Gyorgi Ligeti ) créent un spectacle dans lequel la relation entre la musique et les images est décalé et touchant. C'est vraiment « cinéma pour l'oreille " !
  
Batteur, percutterie, arrosoirs, graviers, bruitages, clairons et embouches à bouches… L’univers « musical et poétique » de Denis Charolles est un art du détournement, du recyclage d’objets ou de mots et de l’hybridation sonore tout en consommant avec génie et plaisir tous les genres musicaux. Au travers de ce cocktail « bordélique », suinte beaucoup de virtuosité, d’engagements, d’émotions et de poésie. C’est une véritable aventure artistique que nous vous proposons avec ce stage. Une aventure autour de la musique improvisée (la boucle, le circuit, la ronde, le fil…), et de la poésie sonore (Tarkos, Aperghis…). On apporte des instruments de musique, des mots, des textes, des objets insolites et sonores… Issues de ces matières frôlées, frottées, exprimées, jouées, confrontées, naîtront des formes à l’allure cabossée mais féerique. On ne doute pas du résultat et nous l’attendons avec impatience.
 
démo de Poulpes et Diatomées


Ô Brigitte, reprise de l'oeuvre de Brigitte Fontaine

A la harpe, au chant, et depuis 2014, à la trompette ...

Photo : Ysabelle Farge

Aurélie Saraf joue de la harpe
sur "Belle abandonnée" chanté par Loïc Lantoine



 
Aurélie Saraf sur "Je suis conne"
de Brigitte Fontaine (le 23/02/2013) ...


L'incendie (Brigitte Fontaine et Aresky), version par Loïc Lantoine et Aurélie Saraf ...... c'est normal ! (le 23 février 2013) 
































































 
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