Giovanni Mirabassi est un pianiste de jazz né en 1970 à Pérouse (Italie), et vivant à Paris.
Giovanni Mirabassi est autodidacte. Bien que son père soit musicien amateur (piano, guitare, accordéon, chant), il a longtemps dissuadé son fils, qui s'essaie au piano familial, de devenir musicien. Ce n'est qu'à seize ans que Giovanni prend ses premiers cours de piano, auprès d'un professeur qui lui fait découvrir le jazz. Il est le frère du clarinettiste de jazz et de musique contemporaine Gabriele Mirabassi.
En Italie, il joue très tôt avec des vedettes internationales, comme Chet Bakeren 1987, et Steve Grossman en 1988, puis décide de s'installer à Paris en 1992.
En 1996, il remporte le prix du meilleur soliste au Tremplin Jazz d'Avignon. La même année, avec le contrebassiste Pierre-Stéphane Michel il forme le duo Dyade et enregistre son premier disque : En bonne et due forme.
Depuis, il mène une carrière de leader en salles et en studio, et collabore avec de nombreux musiciens de la scène parisienne et internationale, comme Stefano Di Battista, Flavio Boltro, Louis Moutin, Glenn Ferris, Andrzej Jagodzinski, Michel Portal... Il joue dans des nombreuses salles et festivals internationaux tels que le Paris Jazz Festival, Era Jazzu de Varsovie, le JVC Jazz festival de Paris, le Northsea Jazz Festival de Rotterdam...
Il reçoit une Victoire du jazz en 2002.

Live : Festival jazz sous les pommiers 2011

Giovanni Mirabassi compose de nombreuses mélodies, non seulement pour lui-même mais aussi pour des chanteurs français comme Agnès Bihl ou Claire Taïb.

Agnès Bihl - Fleur du large

Agnès Bihl - Viol au vent 


Presse :
« Giovanni Mirabassi possède une qualité merveilleuse... : l'aptitude à faire chanter une mélodie, à la faire fleurir, à en libérer dans sa plénitude l'arôme, le galbe et le chatoiement chromatique », Alain Gerber dans Diapason à l'occasion de la sortie de Avanti !1
« ... il choisit de rester au plus près de la mélodie initiale... qui dicte les accords, impose d'elle-même sa logique rythmique, sa propre danse intérieure... Mirabassi ne craint pas de mettre en jeu toute sa sensibilité lyrique « à l'italienne », ni de développer un sens déjà très personnel de la dramaturgie mélodique et de la mise en scène rythmique. », Pascal Anquetil dans Jazzman, à l'occasion de la sortie de Architectures.
« Monsieur Mirabassi secoue la branche, où les fruits sonores des notes sont accrochés, dans l’insoumise harmonie du feuillage », Serge Lama à l'occasion de la sortie de Cantopiano1, dont l'un des morceaux est une improvisation sur le thème de sa chanson Une île.

Discographie
Giovanni Mirabassi a enregistré plusieurs disques pour le label Sketch
1996 : Dyade - En bonne et due forme
1997 : Cambaluc
1998 : Architectures — Trio avec Daniele Mencarelli (contrebasse) et Louis Moutin (batterie)
2000 : Avanti ! — Album solo sur les thèmes de chants révolutionnaires et patriotiques, de chants de résistances, de lutte et de refus du monde. Plus de vingt mille copies vendues.

 
Avanti !

2001 : Dal Vivo
2002 : Giovanni Mirabassi & Andrzej Jagodzinski trio
2003 : (((air))) — En trio avec Glenn Ferris et Flavio Boltro, prix du meilleur disque de l'année décerné par l'Académie du Jazz.
DVD Live at Sunside! — Giovanni Mirabassi, Gildas Boclé et Louis Moutin, enregistré le 27 octobre 2003 au Sunset-Sunside.
2004 : More from Sunside
Léo en toute liberté (avec Nicolas Reggiani chantant des chansons de Léo Ferré)
2005 : Prima o poi
Live@Mokkiri-Ya
DVD Live in Japan
2006 : Lucky Boys
Cantopiano — En solo sur des thèmes de chansons de Claude Nougaro, Agnès Bihl, Serge Lama, Serge Gainsbourg, Jeanne Cherhal, ...

Dis quand reviendras tu ? - Barbara

Les passantes - Brassens
J'aimerais tant savoir comment tu te réveilles - Bernard Dimey

Si tu me payes un verre - Bernard Dimey


2007 : Artero Brel — Patrick Artero, Giovanni Mirabassi et leurs comparses sur des mélodies de chansons de Jacques Brel
2008 : Terra Furiosa — Trio avec Gianluca Renzi (contrebasse) et Leon Parker (batterie)
La princesse et les croque-notes — Giovanni Mirabassi, Mélanie Dahan (chant), Marc-Michel Le Bévillon (contrebasse), Matthieu Chazarenc (batterie) et Pierrick Pedron (saxophone alto)
2009 : Out of Track — Trio avec Gianluca Renzi (contrebasse) et Leon Parker (batterie)

 
Vuelvo al

2010 : Live at Blue Note, Tokyo — Trio avec Gianluca Renzi (contrebasse) et Leon Parker (batterie)
2011 : ¡ ADELANTE !
Au cinéma, Giovanni Mirabassi a joué le rôle du pianiste dans le court-métrage de Mathilde Bayle, Charlie se marie ! dont il a également composé la musique



Extrait de pas la peine de crier sur le thème du populaire 
Marie Richeux : C'est une chanson [Mrs Mc Graph], on ne sait pas exatement d'où elle vient .... c'est une de ces chansons qui se transmettent comme ça, .....  Qu'est ce que ça vous fait l'idée de chanson comme ça, qui traversent le temps, se chantent d'hommes en hommes sans qu'on sache qui exactement les a composées ou écrites ?
Loïc Lantoine : Mais j'aime ça ! Y'a peut-être quelqu'un qui est malheureux de se dire "J'ai été oublié !" mais ça m'étonnerait, il est mort. Moi je trouve ça beau le partage, et puis surtout, on en parlait un petit peu tout à l'heure, c'est des chansons après qui vont accompagner des luttes, pour certaines chansons populaires françaises, qui ont pu servir à faire passer les nouvelles aussi, c'est quand même quelque chose d'incroyable ! Je trouve cette question redoutable parce qu'en plus, ça va me permettre de faire un lien avec ce qui suit .... grand moment de radio, j'suis très content d'être là .... c'est toujours sur ces questionnements populaire, il s'agit du "temps des cerises", pris sur un très bel album qui s'appelle "Aventi" par un pianiste qui s'appelle  Giovanni Mirabassi. Et "le temps des cerises", on connait l'auteur Jean Baptiste Clément,  mais y'aura pas de paroles, c'est uniquement une évocation au piano, et un album qui s'appelle "Aventi" qui reprend des chansons de lutte, piano solo. Voilà un exemple dingue, une chanson d'amour qui est très simple, qui a ccompagné quand même la Commune et en est devenu un symbole alors qu'elle a rien à voir dans son propos avec ce trajet là. Les chansons peuvent avoir des destins incroyables quand même, et parfois terrible, parfois elles sont mal comprises. Il y a quelques années, Gilles Servat avait du réécrire une chanson parce que sa chanson, l'"hermine blanche", avait été réutilisée par le Front National  parfois, donc il a du réécrire "ne touchez pas à l'hermine blanche". Là pour le coup, c'est sur un territoire qui me va un peu mieux, et elle a connu une histoire pas possible, et encore aujourd'hui, le "temps des cerises" peut être chantée, alors qu'il s'agit d'une chanson d'amour, avec un poing dressé. Je trouve ça très beau !
 
Le temps des cerises - sur l'album Aventi


MR : Qui est-il ce Mirabassi ?
LL : C'est un pianiste de jazz qui navigue un peu partout, qu'a pas de barrière non plus, il a beaucoup, notament collaboré avec Agnès Bihl. La chanson lui fait pas peur, il a joué beaucoup avec Nicolas Reggiani à un moment, j'sais si il bosse encore ensemble.  C'est quelqu'un qui a pas peur, et je trouve cet album "Aventi" vraiment beau, parce qu'il met de la tendresse sur des choses qu'ont été parfois dures, y'a des chansons qui sont quand même un petit peu tâchées de sang, et il met de la tendresse là dedans, il fait ça bien, ça voyage. Des fois, on peut même essayer de retrouver le morceau parce que ce n'est pas toujours évident. Un bel album que je préconise !
MR : Comment ça s'entend quelqu'un qui met de la tendresse ? Ca veut dire quoi quelqu'un qui met de la tendresse sur des choses éventuellement tâchées de sang ?
LL : C'est une affaire de ventre .... ça concerne chacun, ça passe par la chair de poule, je tremble un peu, le coin de l'oeil un peu mouillé,  moi j'sais pas pour vous, moi, c'est comme ça ..... 
MR : Moi, ça dépend des fois, c'est pareil, ça passe par le ventre éventuellement, les yeux aussi, la peau, c'est un peu pareil, c'est un peu les mêmes ingrédients pour chacun.
LL : On est fait pareil, c'est ça qu'est bien.
MR : Vous n'avez pas vraiment d'instrument particulier. Là, on vient d'entendre une partition de piano qui explose comme ça pendant plus de deux minutes. Y'a aucun instrument qui vous donne comme ça particulièrement envie de venir dessus, poser votre voix, poser votre texte. Vous l'avez fait avec une contrebasse dans un très bel album, est-ce que chaque instrument peu vous inviter de la même façon. 
LL : Oui, ça dépend comment c'est joué. 






















































 



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