Olivier Leite




Il fait partie de la Rue Kétanou

« LIBÉREZ LA BANANE ! » - RENCONTRE AVEC OLIVIER DE LA RUE KÉTANOU
 
La Rue Kétanou de retour sur scène. ZAP ne pouvait pas laisser passer une si belle occasion ! Ni une, ni deux, le contact est pris avec l’attachée de presse. Trois semaines plus tard, la bonne surprise tombe : le groupe accepte de nous rencontrer et on pourra assister à leur concert au Cabaret Sauvage, à Paris.
 
Une histoire de famille
Le rendez-vous était fixé avant les balances. Une petite demi-heure pour échanger avec Olivier (Leite – dit Zeitoun) dans un coin du Cabaret Sauvage. A peine arrivé, on sait que la rencontre peut être prometteuse. La spontanéité et l’accueil de l’équipe met à l’aise. Reste à faire parler un peu l’artiste. Dès ses premiers mots, Olivier confirme notre intuition et on comprend rapidement que La Rue Kétanou est bien plus qu’un groupe.  « C’est de l’amitié familiale plus que de l’amitié musicale, même si la musique nous réunit » explique-t-il. « Si nos enfants nous appellent « tontons » les uns les autres, c’est qu’on est lié pour un sacré moment. Que ce soit sur les routes, en concert, ou comme ça, on sera toujours une famille que l’on a fabriqué. »
 
C’est donc cette famille qui repart sur les routes, avec de nouvelles chansons en poche interprétées tous les soirs devant un public toujours aussi nombreux. « Ce qui nous surprend le plus au niveau du public c’est la différence et le mélange des âges. Avant on avait quand même une majorité de jeunes, entre 16 et 30 balais, qui formait la grande majorité. Maintenant il n’y a plus de majorité(…). En fait chacun vient écouter La Rue Kétanou à sa manière et se l’approprie comme il l’entend. ».
 
Sur la reformation du groupe, Olivier illustre « Il y a une rue principale et pleins de petites artères qui partent dans tous les sens. Et en plus, la rue principale est en travaux constamment pour la prolonger. Alors, nous pour la continuer, on emprunte parfois des petites traverses, des petites ruelles. Là, on a d’autres chemins, d’autres écritures, d’autres rencontres, d’autres formations éphémères ou pas. (…) C’est comme un peintre qui ajoute des couleurs à sa palette, ça permet d’embellir le tableau. »
 
Sur les chemins de la bohème
 Quand on évoque les raisons du succès du groupe, Olivier raconte « il y a plein de groupes, c’est le hasard, qui sont nés en même temps, un accordéon dans les mains (…) On est apparu sur les terrasses, dans les bars, les squats, et les mêmes lieux tous ensemble.  Et on a grandi en faisant des festivals ensemble, en se croisant, en faisant des dates ensemble, en s’invitant les uns sur les disques des autres… (…)Est-ce que c’est à cause d’Emir Kusturica qui sortait pleins de films ? Il y avait une mode tzigane à un moment… Je ne sais pas ! Il y a eu une explosion ! » Il évoque également une volonté « de retour aux sources, une mentalité de saltimbanque » mais aussi un «  anti star-system, anti émissions à la con… (…) Parce qu’il y avait un terrain à défendre, on s’est battu avec tous les lieux alternatifs, les associations, tous ces gens qui montent des festivals pour qu’il y ait une culture dynamique et accessible surtout. »
 
L’engagement du groupe s’est également traduit par des concerts peu chers mais dans une certaine limite « on est toute une équipe, ça fait un métier à chacun, donc après il y a un minimum à respecter » explique Olivier. Et quand on lui demande si travailler avec La Rue Kétanou permet de bien gagner sa vie, la réponse est franche et honnête : « Y a des hauts, y a des bas. (…) On ne s‘enrichit pas matériellement mais humainement à fond ! ».
 
« S’accrocher les oreilles au cœur pour mieux entendre »
 Observateur de la société dans laquelle il évolue, Olivier souligne le pessimisme ambiant. « J’ai envie de rester optimiste parce que si on reste alimenté par ce que l’on veut bien nous donner,  c’est sûr  qu’on va avoir une grosse indigestion. Je trouve qu’on a quand même du mal à libérez la banane… ». Pas dupe, il poursuit « ce qui me fait le plus peur, c’est la grosse montée du FN [Front National] non stop depuis 20 ans, et surtout le fait qu’on ne se cache plus d’avoir ces propos là, voilà. Les gens, les mômes, qui disent on est chez nous…Mais nous aussi on est chez nous ! (…) Donc moi, face à ce qui se passe, je prône l’optimisme ! » La solution pour Olivier « est dans l’unité positive, dans l’entraide… la solidarité ! »
 
Les hommes que j’aime
 Quand on lui demande quel artiste il faut absolument écouter, la réponse fuse : « Alee ! Moi je suis un fan ! ». Les zappeurs ayant l’occasion de croiser le rappeur rennais à plusieurs occasions, on tente d’obtenir d’autres noms… « La fille d’Alee !!! Quand elle grandira (rires). Sérieusement, Le Pied de la Pompe, et Loïc Lantoine, pour être fidèle. Mais moi je suis tellement branché Alee depuis un moment… on me l’a pas encore vraiment détrôné ! Il y a Eskelina aussi, Florent et Christophe de Debout le Zinc lui préparent un bel album. »

La rencontre se termine par une minute d’expression libre. Olivier choisit de déclamer un poème de  Bernard Dimey « pour que les jeunes s’intéressent à de vieux auteurs ». L’intensité de la récitation nous laisse sans voix… jusqu’au concert.
 Le Cabaret Sauvage était plein à craquer pour accueillir Olivier, Florent et Mourad en ce 16 mai 2013. Après une introduction en douceur grâce à trois de leurs nouveaux titres, l’ambiance s’est envolée dès la reprise des chansons les plus populaires du groupe (« La Fiancées de l’eau », « Les mots », « Les cigales »…).
 Poésie, mélodie et énergie, c’est ainsi que l’on pourrait décrire le beau moment offert par La Rue Kétanou à un public exalté et heureux de les avoir retrouvé.

Il est un des membres fondateurs de Mon Côté Punk.

Comme Loïc Lantoine, le manque de temps, d'autres groupes, l'ont obligé à se séparer d'eux. Mais il reste un copain et est régulièrement invité. Il est l'auteur de plusieurs chansons du collectifs.

 
ça gratte 
(Olivier Leite / Karim Arab)



Les mouches
(Olivier Leite / Karim Arab, Mourad Musset, Olivier Leite)



Attention
paroles et musique : M. Musset, L. Lantoine, O. Leute, F. Oulhaci

 
Olivier Leite, c'est aussi "Batignolles"
 

Aux Batignolles, je m’y colle, « Y’a pas de problème… » ! par La Singette
Les Batignolles sortent le 11 octobre leur premier album qui dégomme. Comme blaze, ils portent Paname Bruant et Bernard Dimey à brûler les planches en  musiques et pas de quartier !  D’autant plus étonnant quand on sait que la joyeuse bande a élu domicile dans le Lot. Ils ne sont jamais avares de leurs racines (Portugal… et guinche amusette en chemisette). Quand le piano à bretelle souffle un rythme effréné à la bande des cinq gus bien sympathiques qui se bougent à la scène : gare aux torgnoles. Ils sont authentiques !
Tout a débuté avec Olivier Leite (membre fondateur et actif de « La Rue Ketanou») dans le rôle du recruteur lorsqu’il a quitté Paris pour le Lot. L’appel du grand large dans le Sud Ouest a eu raison encore une fois de sa musique avec la rencontre décisive avec Olivier « Koka Cocatrix.. « Cette histoire a commencé en toute simplicité. Au départ on voulait juste prendre l’accordéon et la guitare pour aller sur les guinguettes du coin. Et puis on a chanté au Pottok à Toulouse nos premières ébauches de chansons. Koka a appelé Alex, un copain batteur de Toulouse, et comme il nous manquait un accordéon, il a aussi fait venir Thierry Roques. C’est ainsi que Batignolles est né » (Olivier Leite).

 
Y'a pas de problème


C’est tout naturellement (comme le monde est petit dans le Sud !) qu’ils enregistrent leur premier album dans le studio Barberine à Montcuq du feu snif et insoumis Nino Ferrer. D’ailleurs, la révolte ils la cultivent. Quand les mots incendient leur répertoire, on y reconnaît le père Bruant et son « A Batignolles » swingué façon rock à Billy. D’ailleurs Olivier ne manque pas de signaler sa fascination pour la période riche en subversion active « Le XIXe siècle et celle de la Commune de Paris, de la naissance de l’anarchisme, des baloches ».
 
Olivier Leite chante les Batignolles au Festival Yakayalé de Quimper

La liberté se situe et se conquiert « Dans la rue » (Bruant encore et tant mieux !). A présent, où qu’vous voulez que j’aille ? / Vous voudriez-t-y que j’travaille ? / J’pourrais pas… j’ai jamais appris. / Va falloir que j’vole ou que j’tue… / Hardi ! Joyeux , pas vu pas pris… / Dans la rue. « La rue » et son titre de revue qu’affectionnait Léo Ferré d’y laisser sonner quelques vers bien sonnés…..
 « Les rats » aussi de Bernard Dimey autre arpenteur des pavés à la façon d’un Prévert en faction s’entend le refrain de deux façons : C’est les rats. Même que si j’en crois Oliver Leite qui s’y est collé tout seul de sa voix gouailleuse à « Y ‘a  pas de problème » (texte et musique) : La chanson aux immigrés / Le bal populaire fait que commencer. / Ca pose un problème.

 
Les rats (Bernard Dimey) par Batignolles et Laurie Paques

Et les zigues nous promènent du « Marché de Libos » chanté et instrumental où ça parle portugais aux rêves du « Petit Sofiane » d’aimer les hommes en secret depuis son quartier d’Alger et de voyager dans les mille et une nuits avec « Le chameau ».
 
Batignolles au marché de Libos

Je suis demeurée subjuguée à « Casa Sarah » et son violon aux intonations de l’album « Desire » de Bob Dylan, pour vous dire la qualité ! « Le cirque Troc » m’a rappelé Arthur H et le Bachibouzouk Band. Pour rester en famille, Olivier Leite le chanteur riche de sa tessiture vocale peut atteindre la voix de Higelin jeune et créatif et même Gérard Blanchard, le joyeux inventeur du rock à l’accordéon, pour vous donner un aperçu de son talent sans jamais copier qui ce soit. Ils sont l’authenticité d’un Mano Solo !
Les Batignolles sont uniques et c’est aussi pourquoi je les aime. J’aime leurs textes décapants, j’aime leurs musiques variées et leur formation originale pas du tout dans le thon des nombrilades et autres pleurs en enfilades. Pour nous signifier leurs affinités électives, Olivier Leite a eu l’excellente idée de mettre en musique le magnifique poème « J’ai le cœur aussi grand » de Bernard Dimey, encore et toujours lui, ouiiiiiiiiiiiiiiii ! Je pense que Batignolles peut le proclamer bien sincèrement en guise d’invitation à venir les acclamer et partager le guinche chaleureux avec eux : « J’ai le cœur aussi grand / Qu’une place publique / Cette histoire de cœur ne regarde que moi ». De vous à moi, vous en connaissez beaucoup des amoureux des mots en musique dont le palpitant tonne la révolte et l’amour des gens vrais ?
Batignolles Y’a pas de problème… avec Olivier Leite (chant, guitare, percussions,  Lo?c Laporte  (accordéon, clavier), Olivier Cocatrix (basse et accordéon), Alex Roger (batterie , percussions), Benjamin Roques (guitares), 11 octobre 2010, (L’autre Distribution)


 
En 2009 nait "Batignolles". Olivier Leite, accompagné de Karim Arab nous en disent plus : 
 
Olivier Leite de La Rue Ketanou est également
à la base de ce nouveau projet musical
répondant au nom de Batignolles. Nous
l'avons rencontré juste avant sa montée sur
scène en première-partie de La Rue Ketanou
avec son acolyte Karim Arab.





2010 - Batignolles au Chien à Plumes


2010 - Interview de Batignolles au Chien à Plumes

Pourquoi Batignolles, hein…?
Bon sang de bois, pourquoi? Pigalle était déjà squattée par des types louches. Montmartre était en butte aux touristes. Belleville avait ses triplettes et n’avait donc pas besoin d’un quintet. Quand à Neuilly, tu m’as compris…!
Alors pourquoi Batignolles, cinq individus aux origines aussi diverses que variées, tant géographiquement que culturellement ?
Primo : Parce qu’il faut bien nommer les choses aussi improbables soient-elles. Deuxio : Dans Batignolles y’a « bat » qui veut dire chouette(!) mais aussi chauve-souris en english, et « gnole » au pluriel avec deux ailes. « Eau de vie d’oiseau nocturne »… D’aucuns voient là un nom d’origine apache.
Tertio : Batignolles est un quartier de Paris, en France, sur Terre, et notre musique s’adresse justement aux terriens francophones ainsi qu’aux marins polyglottes. Quarto : Y’a un authentique titi dans le groupe et comme c’est lui qui chante, les autres l’accompagnent.
Quinté+ : Dans le désordre, chant, guitares, basse, accordéon, percutterie et plus si affinités.
Batignolles, c’est de l’artisanal dans toute sa noblesse par des sans-culottes en marcels. C’est un alambic qui distille de la patate, décomposant en mille morceaux des textes de Bruant ou Dimey, en passant par nous… Ambiance!

Batignolles à l'Ancienne Belgique - Soirée LaSemo

 
Olivier Leite c’est aussi le Collectif « On y pense »

Après une première tournée ensemble en 2011, Le Pied de la Pompe, Guizmo de Tryo et Alee décident d’aller encore plus loin en créant le collectif «On y pense …» . Zeitoun (La Rue Ketanou) rejoint l’aventure et c’est un plateau composé de représentants actifs de cette «scène française alternative» si vivante qui part pour une tournée inédite de plusieurs mois en 2012.

 
 
Que la fête soit belle !!!

Centre Fleury Goutte d'Or le 22 mars 2012
Avec Le Pied de La Pompe, Alee, Guizmo (Tryo), Olivier Leite (dit Zeitoun) (La Rue Ketanou)
 
Festival "La musique fait carrière" à Saint Marc le Blanc août 2012
Avec le Collectif On y pense qui a réuni pour une tournée Le pied de la Pompe, Alee, Guizmo de Tryo, Mourad et Zeitoun de La rue Ketanou

5ème sens
Rue plein air
Yakamonéyé
La bohème
Ici ou là
Où tu vas
Youssef













































































 
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