François Pierron

"A hier, à maintenant, à bientôt, à tout le temps, à la contrebasse, c'est François Pierron" (Loïc Lantoine)

 


 
François Pierron est le fils de Fils  de Gérard Pierron, chanteur français surtout connu pour avoir mis en musique et interprété les textes du poète Gaston Couté (1880-1901) dans ses premiers albums en 1977 et 1979, mais qui a également composé plusieurs albums avec ses propres chansons, ainsi que des textes d'autres auteurs et poètes, notament Allain Leprest.
 
 
 

Gérard Pierron sur scène, François l'accompagne à la contrebasse.
 
 

François Pierron commence la contrebasse à 20 ans, d'abord en autodidacte. "J'étais assez éclectique je faisais un peu de tout. Au bout de quatre jours de contrebasse, je jouais avec un Big Band de jazz car une fille est passée chez moi et a vu la contrebasse, elle m’a dit « t’es contrebassiste ? », j’ai dit « bah ouais » parce que je la trouvais jolie et c’est comme ça que je me suis retrouvé contrebassiste dans un Big Band !"
 Puis il suit une formation classique au conservatoire avec Christian Gentet.
Sa mémère es
t une Mirecourt.  "C’est une contrebasse que j’apprécie, parce que j’aime comme elle cause et puis je la trouve animal."

Francofans Mai 2004
François : Moi, j'ai grandi en Touraine, puis je me suis installé à Paris il y a un moment. J'ai commencé la contrebasse quand j'ai arrêté les études.
Tu es autodidacte ?
François : Non, j'ai juste commencé en autodidacte mais après j'ai passé mon prix de classique, mon parcours est assez éclectique. En fait, j'ai appris la contrebasse parce qu'un jour une fille cherchait son chemin et elle est rentrée chez moi. J'avais une contrebasse (ma mère en a joué 3 mois). Elle m'a demandé si j'en jouais et comme elle était jolie je lui ai dit "Ben, ouais !". Et je me suis retrouvé ainsi dans un Big Band des Hauts-de-Seine.
Pour l'écriture, comment est-ce que vous vous répartissez les rôles ? 
Loïc : C'est François qui fait toutes les musiques. Mais nos méthodes changent. Comme je ne suis pas du tout musicien, au départ, au départ, j'écrivais les textes les textes et après François plaçait les musiques parce que je n'étais pas forcément capable de bien me caler. Maintenant, ça va mieux donc on peut fonctionner même à l'envers. François va écrire une musique et moi je vais faire un texte dessus. En fait on ne répète pas beaucoup, on fixe tout sur scène, on balance des trucs, on les teste avec le public.
[...]
Au niveau musical, est-ce que tu essayes de t'orienter vers d'autres styles ?
Loïc : De toute façon, la musique c'est la part de François. Donc moi, mes influences musicales, c'est François Pierron !
François : Ben moi, c'est Loïc Lantoine ... En général, il y a un texte et moi, je rame pour savoir comment je vais raconter l'histoire à ma manière. Une fois que j'ai trouvé, ça va très vite. Dès que j'ai un truc en tête, une mélodie ou un rythme, je m'appelle sur mon portable pour m'enregistrer ! Et après, je galère pour transposer les idées que j'ai, de mon portable à ma contrebasse, ce qui explique pourquoi j'en fais un peu bizarrement.
Loïc : Il a un jeu très SFR ! (rires)


Extrait de l’interview de mars  2013, Loïc Lantoine, le frangin de là-haut
C’est parce que tu n’osais pas chanter que tu faisais, au début, de la "chanson pas chantée" ?
Carrément ! On n’a jamais décidé d’une esthétique. Je me suis retrouvé avec des textes que j’ai interprété, puis j’ai croisé un musicien parce que j’avais aucune notion musicale. François Pierron, donc. Mon premier cachet, je  l’ai fait à Rennes dans un festival de conte et j’y ai branché François. Cela a été mon premier et dernier spectacle d’une heure et demie seul, car François a dit « ok, je veux bien essayer ». Sur la date suivante, à deux, on a été repérés par pas mal de monde. On a fait notamment l’été suivant, une tournée avec le CCAS (comité d’entreprise d’EDF), le plus grand organisateur de concerts en France. Intermittent dès la première année, c’est plutôt de la chance.
 

En général, c'est Loïc lantoine qui pose
sa voix sur la contrebasse de François.
Mais il est arrivé aussi, le cadeau,
le supplément, que ce soit François qui
nous dise un de ses propres textes.
Il dit "Le p'tit verre de blanc"
à l'Ailleurs, en février 2000.



Il croise la route de Loïc Lantoine au cours d'un festival où il accompagne son père à la contrebasse. Ils se recroisent à Paris, au Limonaire, à l'Ailleurs, également à l'atelier d'écriture d'Allain Leprest .....

Loïc Lantoine et François Pierron sont au premier rang, assis par terre

....... et ..... lors d'une partie de pétanque, ils décident de monter quelque chose ensemble. La complicité était amitié, puis collaboration. C'était en 2003 : Loïc Lantoine pose son timbre rocailleux et le contrebassiste dialogue avec son instrument. Loïc Lantoine commence à se produire dans des bistrots et, au premiers contrats sérieux qui se présente, rappelle son copain contrebassiste pour le rejoindre sur scène. Le duo commence à assurer les premières parties des "Ogres de Barbak" et des "Têtes raides". Il devient le compositeur et arrangeur de Loïc Lantoine. Puis il partage ce rôle avec Joseph Doherty, Fil et Thomas Fiancette au fur et à mesure de leur arrivée dans le groupe.
[...] J’ai joué un peu dans les clubs de jazz de Paris, un peu de classique et un peu de chanson. La rencontre avec la chanson m’a fait du bien, me rendre compte que la musique n’était pas seulement un exercice de virtuosité, et que la générosité pouvait exister sur scène [...]"

François Pierron et Loïc Lantoine


Extrait de l'auto-interview de Loïc Lantoine d'avril 2013 pour Nordway
"Et la plus belle des rencontres ?
Celle avec François Pierron qui est déterminante, car on s'est retrouvé au premier album pour de la chanson pas chantée, alors que le slam n'était pas à la mode. La contrebasse n'était pas un choix esthétique : c'est juste que le gars me plaisait bien."
 
À leurs débuts, le duo Loïc Lantoine et François Pierron travaille à partir des textes de Loïc Lantoine. Le contrebassiste compose à partir des textes de Loïc Lantoine, et, comme le poète, cherche avant tout à conserver une émotion, en recherchant un geste, reniant toute virtuosité. Avec l'arrivée de Joseph Doherty et Eric Philippon, c'est parfois la musique qui amène le texte. Mais il n'y a pas de règle. Et les musiques évoluent d'autant plus aisément que les chansons sont d'abord proposées sur scène avant de finir sur un album. Un album naît quand le groupe considère que les chansons ont assez vécu, qu'ils veulent passer à autre chose.


Mai 2011: Rencontre avec Loïc Lantoine  (Thou'chant) - extrait
Cette nouvelle équipe, vous êtes ensemble depuis deux ans, à peu près…
 

« Bientôt. Elle s’est constituée comme on a toujours fait. Avec François Pierron, évidemment. Elle s’est constituée à l’évidence ! Quand on avait fait le deuxième album, on était parti, avec François, parce qu’on connaissait plein de gens musiciens, on faisait ce qu’on appelait une tournée cascade, c’est à dire avec deux musiciens qui changeaient tout le temps, chaque semaine, on les assemblait différemment. Parmi ces gens-là, Jo et Phil, ce sont des gens qui se connaissaient déjà avant, qui fonctionnaient vachement bien entre eux, avec qui on rigolait beaucoup, on était amoureux de choses différentes. Avec François on s’est dit que ce serait marrant qu’on fixe un peu plus de choses, avec des musiciens. Quant à savoir lesquels, à qui il pensait, il a eu la même réponse que moi. A partir de là… C’est pas plus réfléchi que ça. »
 
Reste que ça minore un peu le rôle de François… 
 
« Çà, il faut lui demander. Forcément, il est moins mis en avant. Il avait envie, non de s’effacer, mais d’avoir des alliés, il a fait rentrer dedans des copains qui composent et jouent avec lui. Et ça lui permet de se concentrer sur certains gestes et de faire des choix. Il prenait en charge plein de choses. Il peut musicalement s’amuser à inventer. Il y a le répertoire qui change, dans l’histoire, et il faut le bichonner. De temps en temps, il va pouvoir partir sur un morceau et me dire « C’est là qu’il faut que tu mettes ton p’tit mot, camarade copain ! ». Moi, je ne le trouve pas minoré, il y a des copains qui poussent avec lui. »



Extrait de l'émission dans les oreilles de Loïc Lantoine
Loïc Lantoine : Des musiques qu'on aime bien ensemble ? Y'en a énormément ! On s'est rencontré quand j'suis allé voir jouer son père Gérard Pierron, quelqu'un qui redécouvre les poètes populaires et qui les met en musique. C'est un très très bon mélodiste. On s'est rencontré comme ça, et ça, c'est sur qu'on l'a en commun, oui !


 
Alain Pilot :  La grand-mère, c'est aussi le nom qu'on donne à un instrument, à la contrebasse.
L. L. : Oui, celui de François. 
A. P. : François qui vous accompagne depuis le début.
L. L. : J'ai fait un spectacle solo, François était dans la salle, je lui avait demandé de venir. Il a dit "J'sais pas ! J'vais voir si j'peux exister là dedans pasque j'aime bien, à priori, ta façon de faire" et voilà, on est parti ensemble tout de suite, et ça s'est pas arrêté
A. P . : Combien d'années ?
L. L. : Je sais pas ! J'ai pas trop calculé, mais on va pas trop tarder d'arriver au 15 ans .... 13 ans au moins ouais .... 
A. P. : Quelle est sa part dans la composition, dans l'écriture de vos chansons ?
L. L. : La part de François ? Elle a évolué forcément puisque maintenant, on est plus. Y'a des morceaux qu'on a fait encore en tête à tête ... après c'est une écriture qu'est collégiale ...   J'ai aimé préparer cet album comme ça. On a fait plusieurs résidences, dans des gites .... chacun avec ses instruments, et puis en fait, ce sont tous des improvisateurs aussi, donc ça boeuf. Et puis d'un seul coup coup, j'arrête les copains, j'leur dit stop ! Vous pouvez vous arrêtez là dessus parce que là, j'ai une émotion particulière qui vient de naitre, et puis, le temps de jeter quelques phrases sur un bout de papier, j'leur dit, c'est bon, repartez dans vos bêtises. Et moi, j'm'isole le temps d'finir l'affaire. 

 
 
François et une super intro de contrebasse sur Bréhal 



Et encore une belle intro contrebasse sur Badaboum 
 

 
Loïc Lantoine, François Pierron, Joseph Doherty, Fil ... les musiciens


 
François Pierron a joué, et pour certains, joue encore, avec :
Gérard Pierron
Anael Miller
Imbert Imbert
Louis Ville
Mell
Les musiques à ouïr (avec ou sans Loïc Lantoine)
Mon Côté Punk (il quittera le groupe durant l'été 2004 et sera remplacé à la contrebasse par Hélène Avice)

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